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  • : Association Belfortaine d'étude et de Protection de la Nature (ABPN)
  • Association Belfortaine d'étude et de Protection de la Nature (ABPN)
  • : Association créée en 1969 et basée à Belfort (90), l'ABPN agit pour la protection et la sauvegarde de la nature et de l'environnement sur le Territoire de Belfort (90).
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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 11:00

Une bonne initiative de "Vergers vivants" afin de sauvegarder les vergers, et de permettre aux particuliers d'avoir accès à des fruits "locaux". Article du "Pays" du 12 avril 2010.

Parrainagevergers001

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 10:24
Earth day
 Symbole de la journée de la Terre

Aujourd’hui, jeudi 22 avril 2010, c’est la journée de la Terre (Earth Day en anglais). Cela fait 40 ans que cette journée est reconnue comme l’évènement environnemental le plus important au monde.

 

Le premier jour de la Terre a eu lieu le 22 avril 1970 lorsque le sénateur américain Gaylord Nelson encouragea les étudiants à mettre sur pied des manifestations de sensibilisation à l’environnement, menant à la première manifestation environnementale d’envergure aux États-Unis d’Amérique.

 

Aujourd'hui, plus de 500 millions de personnes dans 184 pays passent à l'action chaque année dans le cadre du Jour de la Terre. Au fil des ans, le Jour de la Terre est devenu l'événement participatif en environnement le plus important de la planète.


 

Cette manifestation a beaucoup de succès notamment dans son pays d'origine les USA. En France elle passe très souvent inaperçu et très peu d'initiatives voient le jour à cette occasion. Pour ma part, si google n'avait pas modifié son logo sur sa page d'accueil je n'aurais pas su que cette événement avait eu lieu aujourd'hui ! Ce n'est donc pas la peine de chercher un site officiel en Français avec un programme des manifestations en France, puisse quil y en a pas ! Très peu d'évennements en France donc, mais qui pourrait encore s'en étonner après le fiasco du grenelle de l'environnement !

A noter un évennement pour les Parisiens :

 

L'ONG Planète Urgence et la chaîne pour enfants Gulli appellent à un rassemblement jeudi 22 avril à la Villette pour célébrer la 40e édition de la Journée Mondiale de la Terre...

 

Un arbre humain à la Villette. A l’occasion de la Journée Mondiale de la Terre, le 22 Avril, la chaîne pour enfants Gulli et l’ONG Planète Urgence s’associent pour organiser un grand rassemblement à 10h sur la Prairie du Triangle de la Villette, à Paris.

 

Sous le parrainage de Pascal Obispo, les participants seront invités à former un arbre humain. Une initiative du même ordre avait eu lieu en 2009, où 5.000 personnes s’étaient rassemblées sur la dune du Pilat. Pour chaque personne présente, un arbre sera planté en Indonésie dans le cadre d’un programme de reforestation de la mangrove mené par Planète Urgence.


Le projet de reforestation de la mangrove a pour objectif de restaurer ce milieu naturel indispensable au bon fonctionnement des écosystèmes côtiers et puits de carbone en puissance. L’objectif de Planète Urgence pour 2010 est de planter 500.000 palétuviers. Le rassemblement prévu demain pourrait permettre d’atteindre ce but rapidement.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 09:49

Venez profiter du beau temps de ce samedi pour faire une balade à la Miotte et découvrir la flore y poussant. C'est Agnès GRESET de l'ABPN qui vous accompagnera et vous aidera à reconnaitre les fleurs.

 

Rendez-vous Samedi 24 avril 2010 à 14h00 sur le parking de la Miotte (Près des tilleuls non loin de la tour)

Miotte

Vue aérienne de la Miotte.

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Published by Philippe - dans Prochaines sorties
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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 10:47

"Le Pays" du 10 avril revient, dans une page spéciale, sur les projets d'installations d'éoliennes dont celui du Fayé, parle de celui du Lomont et s'interroge sur l'effet d'aubaine des éoliennes.

Eoliennespagespe001

 

Eoliennespagespe002

 

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Published by Philippe - dans Actualités locales
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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 11:15

Réseau ferré de France est tenu légalement à compenser une partie des dégâts commis sur la nature lors des travaux de la LGV. Pour la construction de la LGV Rhin-Rhône, l'état lui a demandé un effort supplémentaire.

Dans cette article du journal "Le Pays" du 9 avril 2010, l'on nous montre des exemples de compensations pour la Franche-Comté.

 

CompensationsLGV001

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 12:58

Suite du feuilleton sur le projet d'installation d'éoliennes sur le Fayé.

Article du journal "Le Pays" du 11 avril 2010.

 

EoliennePSV(11-04-2010)001

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 11:58

Article parru dans le journal "Le Pays" du 08 avril 2010.

 

Agriculteurs-dechets001

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Published by Philippe - dans Actualités locales
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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 10:50

Depuis plusieurs mois, je souhaitais écrire un article pour dénoncer les méfaits de l'huile de palme. Hors l'actualité m'a devancée.

En effet , l'huile de palme, semblant tant vantée par des nutritionnistes, mais plutôt plébiscitée principalement par les industriels qui trouvaient à travers l'huile de palme un produit peu cher, est devenue depuis quelques semaines le centre d'un débat international.

L'huile de Palme : son origine


Omniprésente dans l'alimentation

 

Production L'huile de palme compte pour un tiers de la production totale d'huiles végétales consommées dans le monde, légèrement plus que le soja. L'huile de palme présente l'avantage d'offrir un rendement à l'hectare dix fois plus grand que le soja et six fois plus important que le colza.

 

Consommation L'huile de palme est utilisée par l'industrie agroalimentaire (80 % de ses débouchés), mais aussi pour la fabrication de cosmétiques (19 %). Les biocarburants ne représentent que 1 %, mais leur part est amenée à augmenter. L'huile de palme est présente dans près de 50 % des aliments proposés dans les supermarchés. Il se consomme en moyenne 20 kilos d'huile (toutes origines confondues) par an par habitant dans le monde.

 

En 2003, producteurs, industriels acheteurs et ONG ont créé la Table ronde pour l'huile de palme durable (RSPO), plateforme de discussions sur les modes de culture. La RSPO définit les critères de certification de l'huile de palme durable (CSPO).

 

L’huile de palme est extraite des fruits du palmier à huile en Afrique et Asie.

Palmier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Détail des graines qui contiennent l’huile.

graines

Quels sont donc les inconvénients de l’huile de Palme ?

Principalement de deux nature

 - Problème environnemental
La demande d'huile de palme augmente chaque année, entraînant une culture plus intensive des palmiers dont on tire l'huile. Et pour agrandir leur surface de production, les industriels provoquent une déforestation importante sur des îles d'Indonésie notamment. Et qui dit déforestation dit destruction de micro-exploitations dont les agriculteurs locaux sont les principales victimes et destruction d'éco-systèmes, dont les oran-outangs sont les principales victimes.

- Problème sanitaire
article de Maxi-Sciences.com : La production et la consommation d’huile de palme, que l’on trouve dans de nombreux produits alimentaires, représentent un vrai danger pour la santé, l’environnement et la faune sauvage.

 

L’huile de palme est présente dans un produit sur dix dans les rayons des supermarchés, notamment dans les produits dits industriels (biscuits, chocolat, lait infantile, chips…) et les produits cosmétiques. Riche en bêta-carotène, son goût est neutre et son coût minime.

 

Pourtant sa richesse en acides gras saturés rend l’huile de palme mauvaise pour la santé car ces acides gras peuvent provoquer hypercholestérolémie, problèmes cardio-vasculaires, obésité, voire certains cancers. S’il est bon d’absorber des graisses dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré, l’huile de tournesol et l’huile d’olive contiennent trois fois moins d’acides gras saturés que l’huile de palme.

 

L’huile de palme doit être consommée en petite quantité. Il est conseillé de lire les étiquettes des produits industriels (huile de palme peut être remplacé par « matière grasse végétale ») et de privilégier les aliments contenant plutôt d’autres huiles ou matières grasses, comme le beurre riche en vitamine A.

L’huile de palme : sa production

Production huile de palme en milliers de tonnes (huile équivalent) - principaux producteurs en 2000 Source: FAO-ONU

Pays

Données

Brésil

95

Cameroun

140

Chine

208

Colombie

516

Congo (rep. dem.)

157

Costa Rica

133

Côte-d'Ivoire

242

Équateur

267

Ghana

105

Honduras

150

Indonésie

6 900

Malaisie

10 800

Nigeria

896

Papouasie-Nouvelle-G.

299

Thaïlande

520

 

On voit que l’huile de palme est produite principalement par 2 pays : la Malaisie et l’Indonésie. L’augmentation de production a été fulgurante depuis 1980 .


Production de l'Indonésie

product.Indonésie


Production de la Malaisie

product.Malaisie

Sources : http://perspective.usherbrooke.ca


Réactions en France et évolution du marché

 

le Monde du 25 mars 2010 : Le groupe français de distribution Casino a annoncé, jeudi 25 mars, qu'il va supprimer, d'ici à la fin de l'année, l'huile de palme de ses produits alimentaires en marque propre. Dans un premier temps, deux cents de ces derniers sont concernés, puis la totalité d'entre eux d'ici deux ou trois ans, soit environ 570 produits référencés, selon Casino. Cette huile, dont la "consommation massive peut présenter des risques pour la santé et l'environnement", devrait être remplacée selon les cas par de l'huile de colza ou de tournesol. L'exploitation de cette huile est associée à la déforestation tropicale.

Le groupe continuera à utiliser de l'huile de palme certifiée durable dans les produits non alimentaires, par exemple les cosmétiques. Cette mesure "sera neutre pour le consommateur" d'un point de vue financier, a précisé Casino, qui avait annoncé son intention de la prendre au début du mois. Casino est ainsi le premier distributeur français à suivre l'exemple de grands noms de l'agroalimentaire, comme le néerlandais Unilever et le suisse Nestlé, qui ont cessé de s'approvisionner auprès d'un grand producteur indonésien d'huile de palme.

 

Ces groupes étrangers avaient pris cette décision sous la pression de l'association de protection de l'environnement Greenpeace, qui a lancé une campagne dénonçant la destruction des forêts tropicales et la disparition des orangs-outangs à cause de l'exploitation de l'huile de palme. Les campagnes anti-huile de palme sont en revanche mal perçues en Indonésie, qui, avec la Malaisie voisine, produit 80 % de cette huile aux multiples usages (cosmétiques, alimentaires, agrocarburants).

 

Extrait de l’article du Monde du 3 avril 2010 : Au cours des dernières semaines, sous la pression d'associations de défense de l'environnement telles que Greenpeace ou Friends of the Earth, plusieurs industriels ont pris leurs distances avec des producteurs indonésiens ou malais. Tout comme l'avait fait Unilever peu auparavant, Nestlé a annoncé fin mars avoir "remplacé" l'Indonésien Sinar Mas, dont les pratiques contribuent à la déforestation, selon Greenpeace, par d'autres fournisseurs.

 

Le 17 mars, une campagne de Greenpeace, largement relayée sur Internet, avait pris pour cible KitKat, friandise vedette de Nestlé. On y voyait la barre chocolatée transformée en doigt sanguinolent d'orang-outang, espèce symbole victime de la déforestation. Nestlé a réagi très vite. Dès le lendemain du lancement de cette campagne qui pointait les pratiques de Sinar Mas, son fournisseur indonésien, le géant suisse de l'alimentaire a décidé de changer de producteur pour le marché indonésien. "Nous étions sur le point de finaliser un nouveau contrat en provenance de toute une série de fournisseurs quand la campagne de Greenpeace a démarré", affirme Jose Lopez, vice-président de Nestlé, qui explique que "l'huile achetée en Indonésie sert aux besoins indonésiens".

 

Le cas de Nestlé n'est pas isolé. Depuis le début de l'année, Unilever a pris ses distances avec des producteurs indonésiens. De son côté, Findus, fabricant d'aliments surgelés, vient d'annoncer sa volonté de faire disparaître, courant 2010, l'huile de palme de ses gammes, au profit du colza, tandis que Casino la supprime des produits alimentaires à sa marque, pour des raisons de "qualité nutritionnelle, car elle est riche en acides gras saturés, et pas les bons", dit Philippe Imbert, directeur de la qualité de Casino. Il ajoute : "Jouer la santé est un avantage par rapport à nos concurrents."


Les critiques des mauvaises pratiques en matière de culture de l'huile de palme pointent le fait que certains producteurs abattent des forêts et suppriment des tourbières pour faire place aux palmiers. Pratiquée de manière extensive, cette déforestation augmente les émissions de gaz à effet de serre, bouleverse l'équilibre de la faune et la flore, et peut avoir un impact négatif sur les populations locales de petits paysans.

 

Mais le passage à une huile de palme respectueuse de l'environnement est un processus qui n'en est qu'à ses débuts. Pour tenter de trouver des modes de production compatibles avec le respect de l'environnement, producteurs, industriels acheteurs et ONG ont créé en 2003 la table ronde pour l'huile de palme durable (RSPO). Cette dernière a établi des critères de certification (CSPO) des bonnes pratiques de culture.

 

La production mondiale certifiée, disponible depuis la fin de 2008, ne représente qu'environ 4 % de l'offre totale, soit plus de 1,5 million de tonnes pour un total de près de 43 millions de tonnes, selon Jérôme Frignet, de Greenpeace.

 

Face à ces attaques, on se serre les coudes du côté de Djakarta et de Kuala Lumpur. L'Indonésie et la Malaisie contrôlent aujourd'hui près de 80 % de la production mondiale. C'est pourquoi les producteurs ont décidé d'unir leurs efforts pour combattre une "diabolisation" de leur produit fétiche.

Ils déploient aussi un intense lobbying auprès de la Commission européenne pour faire assimiler les plantations d'huile de palme à des forêts, ce qui leur permettrait de supprimer ces dernières en évitant l'accusation d'atteinte à l'environnement.

 

Les producteurs indonésiens et malais gardent aussi en tête que l'Europe et les Etats-Unis ne constituent qu'une part de leurs débouchés. La Chine et l'Inde sont aujourd'hui les premiers acheteurs d'huile de palme et les principaux relais de croissance, souligne Boris Patentreger, de l'ONG WWF.

 

Une modification des modes de production est envisageable. "Des moyens existent pour cultiver plus et mieux sur les surfaces existantes, notamment avec des variétés plus productives et des modes de fertilisation plus intelligents", note Hubert Omont, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), qui ajoute : "Si l'on doit, par ailleurs, augmenter les surfaces, autant le faire sur des zones déjà défrichées ou sur des endroits où l'impact environnemental et social n'est pas lourd.". Pour le chercheur du Cirad, des incitations financières doivent être mises en place pour pousser les producteurs à travailler sur des zones déboisées. Sinon, il restera toujours plus rentable, pour des producteurs comme Sinar Mas, de déforester pour vendre le bois puis planter des palmiers à huile.

Huile de Palme durable : à vous de choisir les bons produits.

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Published by Patrick R. - dans Gros plan sur...
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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 18:00

Je reprends tel quel l'article du journal en ligne Rue89.com, qui parle de lui-même et dont le constat est assez édifiant !

 

Un collectif de spécialistes du droit de l'environnement s'est penché sur les avancées législatives depuis le lancement du Grenelle. Le constat est sans pitié : presque aucune des promesses de campagne du candidat Sarkozy n'a été tenue. Inventaire.

Trois mois après l'élection présidentielle de 2007 sont mises en place deux des propositions lancées par les écologistes et par la plupart des associations de protection de l'environnement :

  • Un superministère de l'Environnement à compétence transversale,
  • Un processus de discussions autour des enjeux environnementaux, dénommé « Grenelle de l'environnement ».

Le premier point n'a été qu'un coup politique : dans le nouveau « MEEDeM » [ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer, ndlr], le ministère chargé de l'environnement est devenu un insignifiant secrétariat d'Etat dont les pouvoirs et les moyens sont équivalents à ceux d'un petit département français.

L'avis de décès du ministère de l'Environnement date du décret du 27 février 2009 qui supprime les seules structures lisibles au plan local en matière d'environnement que sont les directions régionales de l'environnement (Diren) et les directions régionales de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire).

Cette mort est célébrée comme il se doit avec l'annonce du lancement d'une deuxième centrale nucléaire EPR et quelques autoroutes. Et pour que le message soit encore plus clair, c'est le chef de l'Etat en personne qui se charge de l'annoncer au mépris de toutes les règles de droit qui veulent qu'une décision de cette importance soit précédée d'un débat public.

Pendant ce temps, la communication va bon train : le Grenelle de l'environnement pas encore digéré, voilà que l'on s'attaque au Grenelle de la mer… Puis au Grenelle des ondes… Heureusement, la fête n'était qu'un prétexte pour légiférer… ou ne rien changer.

Une loi Grenelle I qui pose les grands principes et fait consensus

Il aura fallu deux lois pour traduire le Grenelle en droit. La première dite loi Grenelle I, en droit, est une sorte de catalogue de bonnes intentions qui ne change strictement rien sur le fond, ce qu'on appelle une « loi cadre ». Pas étonnant dès lors qu'elle n'ait rencontré pratiquement aucune opposition lors de son passage au Parlement.

Mais une lecture plus attentive révèle quelques surprises que les juristes sauront apprécier. Ainsi pour les « trames vertes et bleues » dont l'objectif était de créer des corridors écologiques, donc des zones protégées avec quelques obligations caractérisées, les modalités de prise en compte « seront précisées à l'issue d'un audit qui aboutira avant fin 2009 », quel volontarisme !

En revanche, la suppression de l'avis conforme de l'architecte des Bâtiments de France dans les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) n'a, elle, pas attendu.

De nombreuses régressions au programme de Grenelle II

Dans la loi Grenelle II, qui est débattue au Parlement avec une procédure d'urgence (donc à démocratie limitée), les évolutions et les nombreux amendements réduisent peu à peu le droit en vigueur. Qu'on en juge :

  • L'article 5 : les directives territoriales d'aménagement et de développement durables, qui remplacent les directives territoriales d'aménagement (DTA), ont un contenu « environnemental » étendu, mais elles n'imposent plus un rapport de compatibilité aux documents locaux d'urbanisme. Quel est donc l'intérêt de ce nouvel instrument qui est une régression juridique ?
  • L'article 21 instaure un péage très modulé pour les véhicules de transport de marchandises par route. Certes, la loi prévoit expressément que « la modulation doit être sans effet sur les recettes de l'exploitant » (de l'autoroute), mais on voit mal comment le système instauré va effectivement affecter le transport routier polluant et générateur de nuisances. De plus, où est l'incitation au ferroutage, à l'utilisation des transports collectifs ?
  • L'article 23, relatif aux schémas régionaux du climat, de l'air et de l'énergie, ne permet pas de peser sur les choix de modes de transports ni sur le développement urbain car il n'instaure aucune obligation aux documents d'urbanisme.
  • L'article 28 met en place, en l'absence de tout débat public, un régime juridique sur mesure pour le stockage souterrain de CO2, qui permettra aux exploitants privés de générer de beaux bénéfices, en transférant ensuite la surveillance, la prévention des risques et l'intervention, en cas d'accident, au contribuable et aux générations futures, au moment même où l'Allemagne fait machine arrière sur son projet de loi.
  • L'article 45 sur les trames vertes et bleues et les schéma régionaux de cohérence écologique : si l'idée est pertinente, car elle devrait conduire à préserver des espaces fragiles et à assurer une continuité écologique, sa portée est tout à fait limitée car soit l'outil reprendra des mesures déjà existantes, soit il ne constituera qu'un inventaire imposant aux collectivités un rapport de « prise en compte ». La diminution de la biodiversité méritait mieux.

Pendant ce temps, on a détricoté le droit de l'environnement

Une série de décisions qui ont été prises montre en réalité la faiblesse des préoccupations environnementales et le manque d'ambition face au poids des lobbies :

  • Réforme des nomenclatures : par décret, plusieurs réformes ont assoupli les contrôles sur les installations sources de nuisances et de pollution. C'est le cas avec la nomenclature eau dès 2006. De plus, une loi du 17 février 2009 autorise le gouvernement à adopter par ordonnance (donc au mépris de la démocratie parlementaire) un régime d'autorisation simplifiée des Installations sources de pollutions et de nuisances (ICPE). Exit les études d'impact et enquêtes publiques, les contrôles seront allégés pour près de 30 % d'installations jusqu'alors soumises à autorisation. Bien que condamné par la justice européenne, l'Etat refuse de se donner les moyens de ses missions régaliennes.
  • Loi sur les OGM : vue comme une avancée par certains écolos, ce texte n'instaure aucun système novateur. Derrière le moratoire sur un produit, le Monsato 810, la France s'apprête bien à autoriser de manière systématique les cultures OGM : l'arbre cache bien la forêt ! Lorsqu'elle présidait l'Union européenne, la France a-t-elle conduit l'Europe à infléchir la Commission pro-OGM ? Non.
  • Agriculture : la réforme du financement de la PAC en 2013 impose de revoir les affectations des financements. S'oriente-t-on par exemple vers l'encouragement de l'extensif dans l'élevage, de l'agriculture biologique ? Non. Sur le fond, l'agriculture productiviste est pérennisée, le principe pollueur/payeur ne sera toujours pas appliqué, alors que les effets sur l'eau ou le sol sont évidents et que les algues vertes sur les côtes bretonnes constituent un exemple tout à fait significatif. Les propos énoncés au Salon de l'agriculture (« L'environnement, ça commence à bien faire ») sont révélateurs des intentions.
  • Déchets : le choix de l'incinération comme mode « d'élimination » des déchets marque bien des orientations à contre-sens d'une logique environnementale. Qu'en est-il d'une réelle politique de réduction à la source des quantités de déchets produits ? Rien.
  • Développement urbain : deux lois assouplissent certaines règles du code de l'urbanisme pour favoriser l'aménagement. Qu'en est-il du développement urbain durable ? La loi sur l'Outre-mer engage la « déstructuration » du droit de l'urbanisme pour ces territoires spécifiques. Sans oublier l'urbanisme commercial, les seuils des installations soumises à contrôle ont été relevés, conduisant ainsi à réduire les études préalables (environnement, social, aménagement du territoire). De plus, l'été 2009 a été marqué par deux annonces : l'assouplissement des conditions d'occupation des plages (en cours), la réforme des décisions d'urbanisme dont le régime actuel est considéré comme trop contraignant.
  • Associations : avec la loi chasse du 31 décembre 2008, le législateur permet aux organismes de chasse d'obtenir l'agrément associations de protection de l'environnement, pourquoi pas demain les fédérations de profession agricole ?

Nous ne reviendrons pas sur l'abandon de la taxe carbone, qui devait nous « faire changer d'époque » et qui signe l'occasion manquée.

Les lobbies peuvent dormir tranquilles

Cerise sur le gâteau, la « crise » qui aurait dû éveiller les consciences, servir de levier à des orientations structurelles majeures mettant au cœur des préoccupations les problèmes contemporains va, en fait, servir de prétexte pour relancer des projets que les premières discussions avaient réussi à « geler » : les infrastructures routières, le nucléaire par exemple…. Où sont les obligations vers le ferroutage, le multimodal ?

Alors que le fameux pesticide Gaucho était à peine interdit, le ministre de l'Agriculture autorise son substitut le Cruiser, que les apiculteurs eux-mêmes jugent encore plus nocif. Dans l'automobile, les substantiels financements au secteur s'accompagnent-ils d'une redéfinition de la stratégie industrielle vers une réduction du parc et l'obligation d'intégration des préoccupations d'environnement ? Pas plus.

Des mesures intéressantes certes, mais tout à fait mineures, comme le prêt à taux zéro pour investissement dans le bâtiment, sont ultra-médiatisées alors que sur des décisions majeures, contraires aux objectifs premiers, c'est le silence radio.

L'environnement est devenu un produit marketing, y compris en politique. Dans la République devenue « bling-bling », nombreux se suffisent des miettes des banquets. Certains dirigeants d'ONG n'échappent pas à cette frénésie du média, une sorte de « fièvre cathodique ».

Les lobbies soutenant la technostructure (pétrole, chimie, agriculture, nucléaire, transports routiers) peuvent être satisfaits, pour eux l'essentiel est préservé.

Par Xavier Braud, Simon Charbonneau, Chantal Cans, Bernard Drobenko, Alexandre Faro, Antoine Gatet, Marie-Laure Lambert-Habib, Michel Prieur, Raphaël Romi, Jean Untermaier.

 

L'article dans son contexte original ici.

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 16:00

La Semaine du développement durable est un rendez-vous incontournable et très attendu. Chaque année, le ministère du Développement durable invite les entreprises, les associations, les services publics, les collectivités et les établissements scolaires à promouvoir, du 1er au 7 avril, les principes du développement durable.


L’objectif : sensibiliser les Français aux enjeux du développement durable et inciter chacun à adopter des comportements plus responsables.


En 2009, plus de 4 300 participants _ 60 % de plus qu’en 2008_ ont répondu à l’appel à projets. Cette mobilisation reflète un intérêt général qui va au-delà de la simple prise de conscience et montre une volonté réelle d’agir.


Alors, en 2010, un seul mot d’ordre : « Passez au durable, ça marche » … et c’est facile ! Les changements de comportements déjà observés seront particulièrement mis à l’honneur, dans le but :
- d’inciter chacun à penser le développement durable dans toutes les situations de sa vie quotidienne
- d’engager chacun à modifier ses comportements de façon pérenne et plus approfondie.

 

Pour plus de détails et voir le programme des manifestations, cliquez sur le bandeau ci-dessous.

 

Sem.devel.durab

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