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  • : Association Belfortaine d'étude et de Protection de la Nature (ABPN)
  • Association Belfortaine d'étude et de Protection de la Nature (ABPN)
  • : Association créée en 1969 et basée à Belfort (90), l'ABPN agit pour la protection et la sauvegarde de la nature et de l'environnement sur le Territoire de Belfort (90).
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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 15:28

 

Sortie ABPN à FRIBOURG en BRESGAU du samedi 13 septembre 2008.

 

 

            C’est sous une pluie battante et à l’initiative de l’ABPN (Association Belfortaine de Protection de la Nature) qu’une quarantaine de belfortains ont rejoint samedi 13 septembre la ville de Fribourg en autocar.

Ville universitaire d’environ 200 000 habitants intra muros, Fribourg s’est rendue célèbre par son « Quartier Vauban », ancienne caserne militaire abandonnée en 1992 et reconvertie en logements résidentiels de haute qualité écologique privilégiant le fameux concept de « développement durable ». Principe souvent affirmé globalement mais peu pratiqué localement.

 Deux milliers de logements  accueillent sur une quarantaine d’hectares  5000 habitants environ composés principalement de jeunes familles d’un niveau plutôt aisé.

 

 

 

 

Les déplacements et transports : Priorité au piéton et au cycliste

 

 

Ils sont résolument orientés  vers la marche à pieds et la bicyclette, petite reine fribourgeoise, dont la ville a favorisé le développement an liaison avec d’autres modes de transports doux.  Près de la gare a été créée une plate forme « multimodale » associant train, tramway, bus, voitures associatives partagées et garage spécial  dédié au vélo. Ce garage gardé stocke sur plusieurs niveaux des centaines de vélos de propriétaires ou de location que chacun utilise à son gré pour ses déplacements urbains.

 

 

 

Le quartier Vauban : calme et verdure

 

Ce qui impressionne d’entrée, c’est le silence dû à la quasi absence de circulation automobile et l’écrin de verdure arborée qui enveloppe ces résidences. Il y règne une ambiance de village rural dans lequel on sent qu’il fait bon vivre.

 

 

 

 

 

Les bâtiments de l’ancienne caserne ont été rhabillés et isolés par des façades isolantes en planches de bois du plus bel effet. Le règlement d’urbanisme n’impose pas de tons uniques dans la coloration des matériaux.

 

 

 

Les voitures sont stockées et cachées dans des garages-silos recouverts de panneaux solaires.

 

 

 

L’énergie : panneaux solaires et bois énergie

 

 

 

Les panneaux photovoltaïques et  solaires sont utilisés en toiture. L’énergie produite et stockée permet d’assurer la quasi autonomie des résidences dont l’isolation poussée permet une consommation très réduite.

 

 

Près de 65% de l'électricité utilisée par le quartier Vauban provient de ces panneaux ainsi que de la centrale à cogénération au bois déchiqueté (productions d’électricité et de chaleur fournie aux résidences par un réseau collectif de chaleur enterré).

 

Rappel : le bois, contrairement aux énergies fossiles comme le fuel, le gaz ou le charbon, est une énergie renouvelable et dont le bilan en émission de gaz carbonique à « effet de serre » est nul.

 

 

 

Centrale collective au bois énergie

 

Maisons passives et faible consommation d’énergie

La maison passive a pour concept de minimiser les déperditions thermiques dans le bâtiment et d'utiliser de façon optimale l'énergie apportée par le soleil. Les besoins de chauffage doivent être minimisés sans pour autant utiliser l'énergie solaire à outrance. La maison est vivable et confortable en hiver tout comme en été.

Dans une habitation, la chaleur a trois principales origines : le soleil, le système de chauffage et la chaleur diffusée par les corps et les appareils électriques. La valorisation de l'énergie solaire accroît l'autonomie du bâtiment et réduit ainsi sa consommation d'énergie. L'exigence du standard Habitat passif est une consommation d'énergie de chauffage inférieure à 15 kWh/m²/an. Ce qui équivaut à environ la consommation de 1,5 litre de mazout/m2/an, tout en sachant qu'une construction récente bâtie selon les normes en vigueur nécessite six litres.

 

 

Une maison construite avant les années quatre-vingt utilise près de 250 kWh/m² par an, soit 15 fois plus que la maison passive. Les normes instaurées par la suite ont permis de diminuer cette valeur de moitié. Actuellement les maisons à basse énergie consomment 30 kWh/m² par an, soit dix fois moins.

La maison passive fait la chasse à toute déperdition thermique, tout en mettant à profit l'énergie du soleil. Cela sous-entend l'emploi d'une isolation très poussée, l'utilisation de fenêtres super isolantes et d'une ventilation avec récupérateur de chaleur.

En moyenne, Les bâtiments « Vauban » ne doivent pas consommer plus de 65 kWh/m² par an en énergie.

Gestion de l’eau : infiltration des eaux de pluie dans le sol

Il convient de signaler que les eaux de pluie ne sont pas, comme c’est souvent le cas, collectées et rejetées dans les cours d’eau par de coûteux ouvrages hydrauliques (buses en béton armée enterrées), mais dirigées dans des tranchées drainantes à ciel ouvert où elles permettent après infiltration et  filtration naturelles un retour dans la nappe phréatique du sous sol. Autre avantage du système : les cours d’eau montent moins vite en cas de fortes précipitations et la nappe souterraine se recharge en eau potable.

Autres aménagements permettant d’économiser l’eau traitée destinée à la consommation humaine :

•  les toilettes des écoles fonctionnent à l'eau de pluie ;

•  les particuliers sont invités à récupérer l'eau de pluie sur leur terrain et à la recycler pour certains usages : toilettes, jardins.

 

Processus démocratique de concertation et de décision

Les décideurs ont eu la sagesse d’associer dès le stade initial de conception des bâtiments et des espaces naturels  l’ensemble des acteurs locaux intéressés à travers de nombreuses  réunions de quartier (élus, associations, habitants, architectes, sociologues …) C’était un gage de réussite et d’appropriation collective.

 

Conclusion provisoire:

 

Ce quartier exemplaire à plus d’un titre peut nous inspirer et doit nous inciter à des transpositions locales permettant de concrétiser le développement durable à faible consommation d’énergie, notamment lorsqu’il s’agit de logements et de quartiers sociaux dont il convient de limiter les charges payées par des locataires à revenu limité.

 

 Ces aménagements permettent également une meilleure qualité de vie générant moins de stress quotidien, donc moins de maladies et d’accidents. Ce sont donc des économies pour l’ensemble de la société.

 

 

 

JR

 

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